Le blog : raconte-moi ta semaine !
J'ai eu une rencontre de préparation au mariage avec des jeunes. Ce qui était intéressant, c'était de prendre le temps de voir leur parcours, comment ils se sont rencontrés. C'est beau d'avoir pris ce temps-là. Il y a toujours les petites anecdotes. Ils se corrigent dans leurs souvenirs : « - Nous nous sommes rencontrés tel jour... - Mais non, pas ce jour-là, rappelle-toi ». A travers ces détails qu'on veut corriger, c'est beau, l'amour qui transparaît : qui a séduit l'autre le premier... L'un dit: « Moi j'étais trop timide, c'est un autre qui a arrangé le coup ! » C'est beau...
Puis, samedi soir, fête avancée de Noël. La célébration a été animée par les Scouts et les gens de la paroisse dans un temps convivial où tout le monde s'est retrouvé. On a vendu des plumes d'anges. C'est une action humanitaire sur la ville de Strasbourg : avec dix plumes d'ange, tu peux acheter un duvet pour un gars de la rue !
Dimanche, j'ai été mangé avec la communauté coréenne qui se réunissait pour préparer Noël, dans un restaurant coréen tenu par des chrétiens. Le soir, rencontre avec un copain. On a parlé de nos vies. Pourquoi s'est-on engagé ? A cause de quoi ? Qu'est-ce qui nous fait vivre ? Lui est policier municipal. Il dit : au moins, je sers à quelque chose. Humainement, on aide les gens. Et puis on a parlé de son vécu, la relation avec les copines, avec les filles. Comment aimer de nos jours ? Comment découvrir l'amour, ne pas être prisonnier ? Un partage tout simple bien sympa, autour d'une boîte de Kinder. Il a toujours des Kinder en réserve ! J'adore ça.
Lundi, réunion de l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture). C'est beau de voir des gens se battre pour une conviction. Un des gars engagés était autrefois astronome au Chili, sous la dictature. Il y avait des disparitions, il voyait des gens partir dans des Jeep, et qui ne revenaient pas. Je me rappelle, on l'avait invité à témoigner. Il nous a dit : je ne suis pas heureux de ce que je fais. Normalement, on ne devrait pas avoir à manifester contre la torture car il ne devrait pas y en avoir. Et donc je ne suis pas heureux de faire cela, mais il faut le faire ! Et ce qui me rend heureux, c'est de rencontrer d'autres personnes qui vivent cela, qui ont envie de se battre.
Hier rencontre avec le curé et un vicaire de la paroisse. On prend un temps par mois au petit déjeuner ; on a pris un texte sur les prophètes. Comment l'église peut être prophétique aujourd'hui ?
Le blog : ta réponse ?
Bon ! Dans ma foi chrétienne, j'ai été fait « prêtre », « prophète » et « roi », mais enlevé le côté théologique, être prophète, c'est la question de savoir si j'ai le courage de dénoncer les injustices ! C'est comme cela que je me retrouve militant des droits de l'Homme. Quand je faisais mes études, ce qui m'a aidé, c'était les étudiants qui venaient de pays où ils étaient menacés de mort. Ils venaient ici pour ce diplôme universitaire sur les Droits de l'Homme, en sachant que chez eux, ils risquaient leur vie. Je pense également à une copine qui a fait un Master Dess dans le même domaine. Finalement, elle est devenue institutrice, en disant : le meilleur moyen d'éduquer aux Droits de l'Homme, c'est d'être instit !
Le blog : Qu'est-ce qui t'a ému cette semaine ?
Ce qui m'attriste, et aussi qui me fait peur, c'est cette histoire où on peut visiter la prison de Guantanamo par vidéo. Ils en ont parlé sur la page d'accueil du « Monde » ! Ce voyeurisme... Pas sûr que cela nous aide à avancer. Cela me fait peur.
La joie, c'est de voir comment les gens ont été capables de se déplacer, de se mettre en chemin : la rencontre de l'ACAT, les Scouts. Humainement, comment des gens se bougent pour faire vivre ce monde, être espérance pour ce monde.
J'ai eu une rencontre de préparation au mariage avec des jeunes. Ce qui était intéressant, c'était de prendre le temps de voir leur parcours, comment ils se sont rencontrés. C'est beau d'avoir pris ce temps-là. Il y a toujours les petites anecdotes. Ils se corrigent dans leurs souvenirs : « - Nous nous sommes rencontrés tel jour... - Mais non, pas ce jour-là, rappelle-toi ». A travers ces détails qu'on veut corriger, c'est beau, l'amour qui transparaît : qui a séduit l'autre le premier... L'un dit: « Moi j'étais trop timide, c'est un autre qui a arrangé le coup ! » C'est beau...
Puis, samedi soir, fête avancée de Noël. La célébration a été animée par les Scouts et les gens de la paroisse dans un temps convivial où tout le monde s'est retrouvé. On a vendu des plumes d'anges. C'est une action humanitaire sur la ville de Strasbourg : avec dix plumes d'ange, tu peux acheter un duvet pour un gars de la rue !
Dimanche, j'ai été mangé avec la communauté coréenne qui se réunissait pour préparer Noël, dans un restaurant coréen tenu par des chrétiens. Le soir, rencontre avec un copain. On a parlé de nos vies. Pourquoi s'est-on engagé ? A cause de quoi ? Qu'est-ce qui nous fait vivre ? Lui est policier municipal. Il dit : au moins, je sers à quelque chose. Humainement, on aide les gens. Et puis on a parlé de son vécu, la relation avec les copines, avec les filles. Comment aimer de nos jours ? Comment découvrir l'amour, ne pas être prisonnier ? Un partage tout simple bien sympa, autour d'une boîte de Kinder. Il a toujours des Kinder en réserve ! J'adore ça.
Lundi, réunion de l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture). C'est beau de voir des gens se battre pour une conviction. Un des gars engagés était autrefois astronome au Chili, sous la dictature. Il y avait des disparitions, il voyait des gens partir dans des Jeep, et qui ne revenaient pas. Je me rappelle, on l'avait invité à témoigner. Il nous a dit : je ne suis pas heureux de ce que je fais. Normalement, on ne devrait pas avoir à manifester contre la torture car il ne devrait pas y en avoir. Et donc je ne suis pas heureux de faire cela, mais il faut le faire ! Et ce qui me rend heureux, c'est de rencontrer d'autres personnes qui vivent cela, qui ont envie de se battre.
Hier rencontre avec le curé et un vicaire de la paroisse. On prend un temps par mois au petit déjeuner ; on a pris un texte sur les prophètes. Comment l'église peut être prophétique aujourd'hui ?
Le blog : ta réponse ?
Bon ! Dans ma foi chrétienne, j'ai été fait « prêtre », « prophète » et « roi », mais enlevé le côté théologique, être prophète, c'est la question de savoir si j'ai le courage de dénoncer les injustices ! C'est comme cela que je me retrouve militant des droits de l'Homme. Quand je faisais mes études, ce qui m'a aidé, c'était les étudiants qui venaient de pays où ils étaient menacés de mort. Ils venaient ici pour ce diplôme universitaire sur les Droits de l'Homme, en sachant que chez eux, ils risquaient leur vie. Je pense également à une copine qui a fait un Master Dess dans le même domaine. Finalement, elle est devenue institutrice, en disant : le meilleur moyen d'éduquer aux Droits de l'Homme, c'est d'être instit !
Le blog : Qu'est-ce qui t'a ému cette semaine ?
Ce qui m'attriste, et aussi qui me fait peur, c'est cette histoire où on peut visiter la prison de Guantanamo par vidéo. Ils en ont parlé sur la page d'accueil du « Monde » ! Ce voyeurisme... Pas sûr que cela nous aide à avancer. Cela me fait peur.
La joie, c'est de voir comment les gens ont été capables de se déplacer, de se mettre en chemin : la rencontre de l'ACAT, les Scouts. Humainement, comment des gens se bougent pour faire vivre ce monde, être espérance pour ce monde.


