Cette semaine a surtout été marquée par le gros pépin de santé de mon collègue, un choc pour tout le monde. Perspective d'une opération du coeur... Il a la cinquantaine ! Son frère et sa sœur sont venus le voir. Il y a eu beaucoup d’émotion. Au plan physique, par rapport au cœur, ce n’est pas recommandé, mais bon… Cela fait quand même du bien !
En ce qui me concerne, j’ai vécu quelque chose de fort en étant amené à lui donner le sacrement des malades. Cela m’a quand même fait bizarre de le donner à un confrère si jeune !
Au niveau du travail, ma semaine a été marquée par une rencontre ACAT, l’Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture : des personnes protestantes, catholiques, orthodoxes et anglicanes se réunissent pour prier pour les victimes et aussi pour les bourreaux, et agissent par du courrier. C’est impressionnant de constater le pouvoir que possède le courrier. On compare ça à des flocons de neige. Quand cela s’amasse sur un arbre, la branche finit par casser. C’est la même chose pour le courrier ; cela finit par faire plier des dictateurs vis-à-vis de certains prisonniers.
Il y a également eu une rencontre des aumôniers étudiants : Comment trouver notre place dans l’Université unique de Strasbourg ? Comment être partenaire ? L’aumônerie, appelée « Centre Bernanos » est reconnue sur le terrain, au niveau civil, par les autres instances religieuses et par le monde associatif Comment être au service de la cité, du quartier ? Comment être à l’écoute du monde étudiant ? Cette réflexion nous travaille en profondeur !
Je note la messe dimanche 11 janvier, où se retrouvaient toutes les communauté étrangères rattachées à la paroisse pour faire une grande fête : moment sympathique, animé, vivant… qui bouscule, aussi ! Cela faisait un peu « auberge espagnole » comme on dit !
Et puis, un petit événement amusant par rapport à l’association de quartier où je fais du soutien scolaire. Un gamin me dit : « Je t’ai vu à la messe de Noël. Donc, tu es prêtre ? ». Dans cette association, les enfants ne savent pas que je suis prêtre ou religieux. Quand je viens, je ne porte pas de signe distinctif. Un autre m’a dit : « Oui, je t’ai vu sur des photos en allant voir la crèche à l’église ! » et un petit Afghan, Aroun, m’a dit : « Ben quoi, Olivier, tu as honte de dire que tu es curé ou quoi ? Il ne faut pas avoir honte ! » J’ai bien apprécié cette réaction des gamins. Cela dit, je reste Olivier, qui les accompagne dans leurs devoirs scolaires !
Dans le cours de religion que je donne, je suis impressionné par la difficulté que vivent les enfants dans leur vie de famille : ils te disent beaucoup de choses, et tu te trouves démuni pour porter des réponses. Tu ne peux pas entrer dans leur vie de famille, tout juste en parler à l’instituteur, mais il y a une limite à ne pas dépasser ! Quelque fois, tu découvres de grandes détresses dans ce qu'ils vivent!
Et puis quand même, pour terminer, samedi soir, j’ai été à un concert avec un étudiant, écouter de la musique du Moyen-Âge sur le thème des chemins de St Jacques Moment très fort, et très intéressant. Bon, on a eu froid aux pieds car il y avait un problème de chauffage dans l’église !
En ce qui me concerne, j’ai vécu quelque chose de fort en étant amené à lui donner le sacrement des malades. Cela m’a quand même fait bizarre de le donner à un confrère si jeune !
Au niveau du travail, ma semaine a été marquée par une rencontre ACAT, l’Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture : des personnes protestantes, catholiques, orthodoxes et anglicanes se réunissent pour prier pour les victimes et aussi pour les bourreaux, et agissent par du courrier. C’est impressionnant de constater le pouvoir que possède le courrier. On compare ça à des flocons de neige. Quand cela s’amasse sur un arbre, la branche finit par casser. C’est la même chose pour le courrier ; cela finit par faire plier des dictateurs vis-à-vis de certains prisonniers.
Il y a également eu une rencontre des aumôniers étudiants : Comment trouver notre place dans l’Université unique de Strasbourg ? Comment être partenaire ? L’aumônerie, appelée « Centre Bernanos » est reconnue sur le terrain, au niveau civil, par les autres instances religieuses et par le monde associatif Comment être au service de la cité, du quartier ? Comment être à l’écoute du monde étudiant ? Cette réflexion nous travaille en profondeur !
Je note la messe dimanche 11 janvier, où se retrouvaient toutes les communauté étrangères rattachées à la paroisse pour faire une grande fête : moment sympathique, animé, vivant… qui bouscule, aussi ! Cela faisait un peu « auberge espagnole » comme on dit !
Et puis, un petit événement amusant par rapport à l’association de quartier où je fais du soutien scolaire. Un gamin me dit : « Je t’ai vu à la messe de Noël. Donc, tu es prêtre ? ». Dans cette association, les enfants ne savent pas que je suis prêtre ou religieux. Quand je viens, je ne porte pas de signe distinctif. Un autre m’a dit : « Oui, je t’ai vu sur des photos en allant voir la crèche à l’église ! » et un petit Afghan, Aroun, m’a dit : « Ben quoi, Olivier, tu as honte de dire que tu es curé ou quoi ? Il ne faut pas avoir honte ! » J’ai bien apprécié cette réaction des gamins. Cela dit, je reste Olivier, qui les accompagne dans leurs devoirs scolaires !
Dans le cours de religion que je donne, je suis impressionné par la difficulté que vivent les enfants dans leur vie de famille : ils te disent beaucoup de choses, et tu te trouves démuni pour porter des réponses. Tu ne peux pas entrer dans leur vie de famille, tout juste en parler à l’instituteur, mais il y a une limite à ne pas dépasser ! Quelque fois, tu découvres de grandes détresses dans ce qu'ils vivent!
Et puis quand même, pour terminer, samedi soir, j’ai été à un concert avec un étudiant, écouter de la musique du Moyen-Âge sur le thème des chemins de St Jacques Moment très fort, et très intéressant. Bon, on a eu froid aux pieds car il y avait un problème de chauffage dans l’église !
